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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 04:17

Ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets, Alain Chouet conteste la décision française de livrer des armes à l'opposition syrienne

Le Point.fr 16 mars 2013.

Des combattants de l'Armée syrienne libre.Des combattants de l'Armée syrienne libre. © Daniel Leal-Olivas / Maxppp

Propos recueillis par JEAN GUISNEL

Le président français François Hollande a souhaité vendredi que les Européens prennent "dans les prochaines semaines" une décision sur la levée de l'embargo sur la fourniture d'armes aux forces d'opposition syriennes. "Des armes sont livrées par des pays, dont la Russie, à Bachar el-Assad et son régime. Nous devons en tirer toutes les conclusions et l'Europe doit prendre sa décision dans les prochaines semaines", a déclaré François Hollande. Il a précisé que "toutes les conséquences de la levée de l'embargo" seraient examinées par les ministres des Affaires étrangères au cours d'une réunion prévue de longue date les 22 et 23 mars à Dublin. 

Une démarche jugée sévèrement par Alain Chouet, ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets. Il est l'un des meilleurs connaisseurs du monde arabo-musulman. Rencontre.

Le Point.fr : Est-il opportun que la France livre des armes à l'opposition syrienne ?

Alain Chouet : Je suis confondu par cette affaire. On se trouverait complètement en dehors de la légalité internationale, dans une situation sans précédent. Pour prendre une comparaison, c'est comme si la France, en 1992, avait décidé unilatéralement d'armer le GIA (Groupe islamique armé) et le FIS (Front islamique du salut) algériens, sous prétexte qu'ils avaient gagné les élections et que les militaires avaient interrompu le processus électoral. Dans le cas de la Syrie, nous armerions des groupes non représentatifs et reconnus par personne, si ce n'est par nous ! l'ONU n'a pas reconnu l'opposition, et d'ailleurs, de quelle opposition parlons-nous ? Elle est totalement hétéroclite et divisée, les militaires ne reconnaissent pas l'autorité des politiques et, à l'intérieur de la composante militaire, les milices djihadistes ont pris le pas sur les autres.

Quelles armes la France veut-elle livrer ?

Je ne le sais pas. J'entends parler d'armes "défensives", qui ne font pour moi aucune différence avec les armes "offensives". Quant à évoquer des armes "non létales", on joue sur les mots. Et je ne sais pas à qui on va les donner... Certains responsables politiques français affirment que nos services spéciaux savent parfaitement à qui il faut les donner. Je connais la Syrie depuis 40 ans, j'ai fait partie des services spéciaux pendant 30 ans et j'affirme qu'une telle certitude est totalement présomptueuse. Ce que je constate, c'est que, sur le terrain, celle qu'on appelle l'ASL (Armée syrienne libre) est composée d'officiers et d'hommes de troupe qui ont déserté vers la Turquie et qui se trouvent pour la plupart consignés dans des camps militaires quand ils n'ont pas donné des gages d'islamisme. L'un des fondateurs de l'ASL, le colonel Riad al-Assaad, se trouve pratiquement assigné à résidence avec l'interdiction de se rendre sur le territoire syrien. Tout cela pour laisser la place aux groupes salafistes et aux djihadistes. Je repose donc la question : quelles armes allons-nous donner et à qui ? 

Si Londres et Paris veulent livrer des armes, c'est pour balayer Bachar el-Assad. Pourquoi bouger maintenant, après deux ans de quasi-immobilisme ?

Nous n'avons aucun mandat de l'ONU ou de qui que ce soit d'autre ni de légitimité juridique pour renverser le président Assad quels que soient ses torts. Ce n'est pas aux Français ni aux Anglais de le faire, mais aux Syriens. Depuis deux ans, la France a fourni aux opposants syriens une assistance logistique, technique, des entraînements organisés par les services spéciaux, également britanniques ou américains. Cette fois, en livrant officiellement des armes, on passe à un autre stade !

Ce n'est tout de même pas d'aujourd'hui que des services secrets soutiennent des groupes d'opposition armés au mépris des lois internationales !

Certes, et ces services sont même faits pour ça... On ne peut envoyer des militaires avec drapeaux, plumes et trompettes que lorsqu'on en a le mandat dans le cadre de la légalité internationale. Mais dès lors qu'un ministre des Affaires étrangères proclame qu'il va apporter une aide militaire à des étrangers désireux de renverser leur gouvernement, même si les instances internationales s'y opposent, on entre dans une forme nouvelle et dangereuse de l'illégalité internationale. 

Vous connaissez extrêmement bien la Syrie, où vous avez longtemps été en poste et dont vous parlez la langue. Quelle est votre appréciation globale sur la situation ?

Depuis deux ans, la situation s'est gravement dégradée. On est dans un pays dévasté, ruiné, en proie à des affrontements ethniques et confessionnels, où rien ne sera plus jamais comme avant. On est entré dans une logique de guerre civile semblable à celle qui a ensanglanté le Liban pendant 15 ans. Mais je vous le dis nettement : ce n'est pas en armant des salafistes qu'on va arriver à une solution. D'une façon hypocrite, la France a appelé à une solution négociée en disqualifiant d'emblée une des parties sommée de ne pas se présenter à la table des discussions, en l'occurrence le pouvoir en place. Que reste-t-il alors à négocier ? Depuis le début de cette affaire, on se trouve dans le flou militaire, juridique, politique ou idéologique. J'ai le plus grand mal à m'y retrouver. On est dans une ambiguïté absolue en soutenant en Syrie ceux contre lesquels on lutte ailleurs.

Pouvez-vous être plus précis ? 

J'évoque ici le Mali. Même si comparaison n'est pas raison et si les islamistes qui se manifestent au Mali ne sont pas les mêmes qui se battent en Syrie, ils ont les mêmes objectifs, les mêmes inspirateurs, les mêmes idéologues et les mêmes financiers. Je trouve ça tout à fait curieux. Et en tant qu'ancien responsable d'un grand service de l'État, je suis assez perturbé par ces choix bizarres et antagonistes de nos diplomates et de nos politiques. 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 17:12

marignane.jpgIl faudrait que la majorité des maires de France le prenne en  exemple.

 

 

 

 

BRAVO!!

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:04
Samedi 16 mars 2013

GB : "les Britanniques ont peur de défier l'islam radical" (professeur Lawrence Krauss)

Lawrence Krauss, un universitaire américain, était invité à participer à un débat organisé par des islamistes dans une grande université de Londres le 9 mars. Il a menacé de quitter la salle si les islmistes maintenaient leur exigence de ségrégation des sexes dans l'auditorium. Les islamistes ont reculé et l'Université leur a interdit toute autre activité sur son campus. Son message :  si des musulmans se sentent mal à l'aise dans les espaces publics mixtes, c'est leur problème. La société ne doit surtout pas les accommoder.

La leçon à retenir : quand on se tient debout, les islamsites reculent. Il faut le faire systématiquement, partout. La charia n'a pas sa place en Occident.

Lawrence-Krauss2
Lawrence Krauss, à gauchelors du débat à l'University College de Londres

Lire aussi :

GB : apartheid sexuel à l'University College de Londres

Apartheid sexuel : Londres, Toronto, Montréal

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 13:26

 

 

 

 

Hollande à New York: 
   Une facture de 

   930.000 euros
 
  
 pour deux jours !!! 
       La crise, il ne connaît pas...

 

INTERNATIONAL -  le président "normal" dépense encore plus que Sarkozy...

Toujours est-il que le déplacement de Hollande, de Trierweiller et de toute son équipe (100% socialiste) à New York aura coûté en tout 930.000 eurosrévèle Le Parisien, soit 100.000 euros de plus que Sarkozy l'année dernière qui, lui, était resté quatre jours...

Durant ce voyage officiel de 2 jours, à 8 heures de Paris, avec deux avions (dont le fameux Sarko One), lors duquel le président s'est exprimé 8 minutes à l'ONU, les 61 personnes de la délégation auront notamment dépensé 216.000 euros pour la réception des 1.500 Français de New York dans la prestigieuse salle de Broadway, le Roseland Ballroom.Pour le précédent locataire de l'Elysée, la facture de la même réception s'était élevée à 180.000 euros.

A noter que le clan Hollande, qui prétend depuis le 6 mai réduire les dépenses liées au train de vie de l'Etat, s'est encore illustré en la matière !...


 

Hollande a occupé la plus luxueuse suite de

l'hôtel Setai sur la Cinquième avenue ........ 

Pour information : Ce petit voyage de 2 jours du président normal
   

   coûte quand même 
  
   760 années
   
   du salaire d'un travailleur Français qui trime au SMIC...
            
   C'est pas du socialisme ça  ? 


 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 04:50
Jeudi 14 mars 2013

Agnès pour Alyaexpress-News.

decapitation

Faut il en rire ou en pleurer….en tous les cas les associations de défense des droits de l’homme sont plus occupés à commenter ce qui se passe dans la bande de gaza, condamnant ainsi Israël à chaque montée de fièvre d’une enfant palestinien…

En effet, la pénurie de bourreaux chargés de décapiter au sabre les détenus sont aujourd’hui en situation de «surcharge de travail,» ce qui a incité les autorités saoudiennes à recourir à la pendaison….moins de personnel et plus de victimes.

« Le ministère saoudien de l’Intérieur a autorisé l’exécution de la peine de mort par pendaison  comme alternative aux décapitations avec sabre qui sont difficiles à mettre en œuvre » tel que rapporté par un journal local.

Le journal, citant un communiqué de l’Autorité selon le procureur général, qui a déclaré que le ministère a donné son autorisation aux gouverneurs de province pour l’exécution par pendaison, étant donné la rareté des bourreaux de zibeline.

Le gouvernement a expliqué que les exécuteurs « souffrent » souvent de «surcharge de travail»,et  n’ont pas toujours « le temps de décapiter » les concernés, voleurs de tomates ….

Parfois, le manque d’experts dans l’exécution a causé le retard dans la mise en œuvre de la peine capitale et les bourreaux sont souvent obligés d’envoyer leurs prisonniers ou prisonnières dans d’autres régions.

La forme la plus courante d’exécution en Arabie saoudite est la décapitation par l’épée ou le sabre, par-contre la mort par balle est plus rare. (pas assez sanglant…)

L’an dernier, les autorités ont condamné 76 personnes reconnues coupables d’assassinat avec préméditation, vol à main armée et  trafic de drogue, selon le ministère de l’Intérieur.

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 04:34

Florian Philippot va transformer le FN en machine à gagner des élections

Monsieur Armand Carel,

En réponse à votre article concernant Florian Philippot, je me permets de vous dire que vous faites fausse route.

Je ne vous connais pas, mais j’imagine que vous êtes un homme sexagénaire ou septuagénaire, né en Algérie et blessé à tout jamais par le déchirement subi par les Français rapatriés d’Algérie, qui ont dû quitter leur chère terre natale.

Je comprends la douleur qui a pu être la vôtre, mais cet évènement s’est passé il y a 51 ans et pour la très grande majorité des Français d’aujourd’hui, c’est de l’histoire ancienne, du passé.

Je ne vais pas revenir sur l’année 1962 et l’issue défavorable de la guerre d’Algérie pour les Pieds-Noirs. De même, je ne vais pas me lancer dans un plaidoyer pour défendre celui pour qui j’ai une très grande admiration et que je considère comme celui qui a sauvé l’honneur de la France et que vous, de votre côté, vous détestez franchement. J’ai bien sûr nommé le général de Gaulle.

L’historien de formation que je suis, habitué à regarder la globalité et la complexité d’un fait historique, ne va pas vous expliquer pourquoi il n’y avait pas d’autre choix que d’accorder l’indépendance à l’Algérie. La souffrance et le traumatisme encore vifs des Pieds-Noirs ne leur permettent pas, selon moi, de juger objectivement.

Mais là n’est pas mon propos, qui est Florian Philippot et le Front National.

Si je vous ai dit au début de ce message que vous faisiez fausse route, c’est que vous ne semblez pas voir que le FN d’aujourd’hui n’est plus le FN de papa Jean-Marie. Les « Algérie Française », les « Cathos Tradi » et autres nostalgiques de Vichy n’y ont plus leur place.

Marine Le Pen, qui a bientôt 45 ans (tout comme moi, puisque nous sommes tous les deux nés en août 1968) a pour mission de faire du FN – dont elle finira, à terme, par changer le nom – un parti de large rassemblement de tous les patriotes, en vue de conquérir le pouvoir et de s’atteler à la longue tâche de restauration de la France.

On ne peut pas continuer à ruminer sans fin la nostalgie du passé colonial de notre pays. Ca n’intéresse pas les gens de ma génération, encore moins les plus jeunes. Il faut tourner nos regards vers le futur et la figure du général de Gaulle, qui était un visionnaire, doit rester un repère, un guide, une boussole pour tous ceux qui aiment la France et s’attristent de la voir engagée depuis si longtemps, dans la voie du déclin, par la faute des partis européistes et mondialistes qui confisquent le pouvoir depuis 40 ans. De Pompidou-Giscard à Hollande, ce n’est qu’une longue période d’abandons et de reniements au service de la haute finance internationale et de l’ultracapitalisme globalisé.

Avec tout le respect que je vous dois, je me permets quand même de vous dire que vous représentez le passé et que vous défendez des positions amenées à se marginaliser de plus en plus au sein du Front National.

Je souhaite que Jean-Marie Le Pen se mette le plus tôt possible en retrait de la vie politique et laisse sa fille réformer son parti et en faire une machine à gagner. Tant que « le Vieux » sera là, la caste politico-artistico-médiatique, cette oligarchie qui verrouille la parole et la pensée libre, se fera un plaisir de baver ses glaires acides sur Marine, la mettant constamment en face des errances et écarts de son père, qui ont empêché tant de patriotes, effrayés par ces excès, de voter FN. Moi-même, je préfère dire que je vote Marine, plutôt que Front National, car ce nom est encore trop associé à un univers que je rejette et qui doit disparaître..

Monsieur Philippot, que vous qualifiez de « gaulliste avoué » (pour moi, c’est plus une qualité qu’une tare) a bien compris tout cela et je crois que des gens comme lui et comme Marine Le Pen sont l’avenir de ce parti..

Cordiales salutations!

Didier MEYMarine-Le-Pen.jpg

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 04:14

Ca y est,la on touche le fond,on auras même plus une armée suffisante pour nous défendre à l'interieur du Pays. et 50000 demandeurs d'emploi sans droits au chômage.

On va pourtant avoir besoin d'une armée forte pour rétablir un peu d'ordre dans les "banlieues"...
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>   Vers une apocalypse budgétaire pour les armées
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Le scénario noir prévoit la vente du Charles de Gaulle, la suppression de 30 régiments, l'arrêt des chaînes du Rafale et l'abandon de l'A400M. Une débâcle !

Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n'existe qu'un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire. Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l'été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d'un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars. Rappelons qu'un conseil de défense et de sécurité rassemble autour du président le Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), les ministres de la Défense (Jean-Yves Le Drian), de l'Intérieur (Manuel Valls), de l'Économie (Pierre Moscovici), du Budget (Jérôme Cahuzac) et des Affaires étrangères (Laurent Fabius). Le chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, est présent.

Projections apocalyptiques

Passons sur les épisodes précédents et sur les exercices budgétaires internes au ministère de la Défense, qui ont accompagné les travaux sur le Livre blanc. Fin décembre 2012, les problèmes sont apparus lorsque les prévisions budgétaires sont devenues franchement inquiétantes. Avec une croissance nulle ou presque, une situation économique gravement détériorée, il est alors devenu clair que le maintien de l'effort de défense actuel (1,56 % du produit intérieur brut en 2013, pour un budget de 31 milliard d'euros) ne pourrait pas être maintenu. Jean-Yves le Drian a toujours dit que la défense serait touchée en proportion des efforts consentis par les autres ministères, pas davantage. Sauf qu'aujourd'hui, les deux projections préparées pour le conseil de défense de mardi prochain sont désastreuses pour la première, apocalyptique pour la seconde. 

Hypothèse Y

La première épure budgétaire, qualifiée à l'hôtel de Brienne - siège du ministère de la Défense -, d'hypothèse "de survie", est terrible. Il s'agirait pour la défense de continuer à faire tout ce qu'elle fait aujourd'hui, mais avec beaucoup moins de personnels et de moyens. Elle impliquerait la perte de 30 000 emplois dans les armées et de 15 000 autres dans l'industrie de défense. Dans ce schéma, toutes les armées perdraient des plumes, mais d'abord l'armée de terre qui verrait disparaître sa capacité de projection. En clair, et pour prendre un scénario on ne peut plus actuel : les forces spéciales qui perdureraient auraient été capables de stopper l'offensive des groupes djihadistes sur Bamako, début janvier. Mais projeter ensuite 4 000 hommes au Mali pour une mission de plusieurs semaines, il faudrait oublier. 

Dans cette hypothèse, la question du maintien de la composante aérienne de la dissuasion est posée et de nombreux programmes d'équipements seraient retardés ou repoussés aux calendes grecques. Du côté de l'industrie de défense, ce serait également un massacre et l'éventualité de la disparition de l'industriel d'armement terrestre Nexter est explicitement évoquée. "On ne sait pas faire une telle réduction, qui vient après les 54 000 suppressions de poste du précédent quinquennat", dit un hiérarque connaissant le dossier. "Mais quand on en parle avec les gens du Budget, ils nous expliquent franchement que l'hypothèse Y n'est pas possible pour eux. Qu'il faut y aller plus fort !" Mais la défense va devoir contribuer pour un milliard à l'austérité en 2014, et pour deux milliards en 2015. En deux ans, avant même de trancher dans le vif, ce sont 10 % d'une annuité qui vont sauter ! Quant à l'hypothèse Z, c'est... l'apocalypse !

Une conflagration

François Hollande, chef des armées, est pris en tenaille ! D'une part l'hypothèse Y que nous venons de voir est déjà considérée comme inacceptable par Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense sait, même si c'est accessoire, quels sont ses risques personnels dans cette affaire, face à des militaires qui n'ont jamais jugé in fine leurs ministres qu'à la capacité de défendre leur budget. Mais, d'autre part, l'hypothèse Z est celle que défend Bercy avec ardeur, dès lors qu'elle est seule compatible avec la politique de rigueur décidée par... le chef de l'État ! Or, là, on ne parle plus de la même défense de la France. Cette éventualité implique en effet 50 000 suppressions d'emploi dans les armées (c'est l'effectif total de l'armée de l'air) et autant dans l'industrie de défense. Dans cette hypothèse, ce serait la fin de l'armée française telle que nous la connaissons, alors même que le monde devient de plus en incertain. Nous avons entendu évoquer la "mise sous cocon" du porte-avions Charles de Gaulle, ou sa vente au Brésil ou à l'Inde. "Ce serait une conflagration, estime un expert, un bateau qui porte ce nom, en plus ! Un nouveau paquebot France, en pire, une fierté nationale, alors que 66 % des Français pensent qu'il faut augmenter le budget militaire !" Mais ce n'est pas tout. Ces choix budgétaires consisteraient à ramener d'ici quelques années le budget de la défense d'environ 30 milliards à 20 milliards, à faire passer la part de la richesse nationale consacrée aux armées de 1,5 % du PIB à 1,1 %. Impensable ? Apparemment, non.

Économies à la hache...

La renonciation par la France à son groupe aéronaval n'empêcherait pas, dans cette hypothèse, la renonciation à l'avion-cargo A400M, synonyme de la fin du programme dans son ensemble, et la perte des 10 000 emplois d'Airbus Military. Oubliés aussi, les programmes Scorpion des nouveaux blindés de l'armée de terre, des commandes d'hélicoptères NH-90 et Tigre, comme sont envisagées la fin de la série des Rafale, celle d'une grande partie des frégates FREMM et des sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda. Les nouveaux ravitailleurs aériens MRTT, on oublie aussi... On évoque la dissolution d'une trentaine de régiments. "Nous sommes dans une situation de crise grave", admet-on sans finasser au ministère de la Défense, où l'on reconnaît à voix basse avoir secrètement lancé un groupe de travail sur l'abandon du transfert du ministère à Balard. "On va mesurer ce que coûteraient les dédits et un maintien dans nos taudis du boulevard Saint-Germain. On n'a plus le choix, on rabote et on passe tout à la paille de fer", lance un interlocuteur décontenancé. Un autre, moins mesuré, lance : "On prend le mur en pleine gueule. On a bien tenté de faire comme d'habitude, de repousser les problèmes après 2017 ! Mais ça n'a pas marché..."

Sortir de la crise

Évidemment, de telles perspectives font réfléchir. Avec la fin des capacités de projection et de maintien de la paix, mais aussi des ambitieuses capacités d'anticipation (satellites, renseignement technique, etc.), c'en serait fini des ambitions et de la puissance françaises : "On aurait l'armée du Benelux, la dissuasion en plus...", lance un homme au courant des débats internes, qui ne se résout pas à voir les armées se contenter d'un grand écart : Vigipirate et la bombe atomique, que François Hollande a promis de ne pas toucher. Il ne semble pourtant pas sérieux qu'un tel bond en arrière soit vraiment envisagé par le président de la République, au risque de voir la France abandonner son statut international. 

Comment faire ? C'est la question qui sera posée au conseil de défense la semaine prochaine. Les militaires se prennent à rêver que le président fasse passer la défense au rang de priorité nationale, comme l'éducation ou la "sécurité", qui ne concerne curieusement à cette heure que le ministère de l'Intérieur. Mais soyons-en certains : les prochains jours seront chauds et les calculettes vont crépiter... 

Source: Le Pointarmee-de-l-air.jpg
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:26

 

 

 

 Il y a 5500 généraux en France qui se les roulent,mais ne sont pas comme les soldats;eux ils touchent leur solde et assez consequente je suppose.Mais aucun n'a le courage de se joindre au Général ALBALADEJO,et lui dit ce qu'il pense:

Je l'aime bien ce général...
 

Quelques éléments de réflexion sur l'affrontement avec les islamistes.

> > >  
Il me semble que la plupart des consultants et journalistes auto proclamés spécialistes ès Afrique ou ès stratégie tournent beaucoup en rond . Peu nombreux sont ceux qui nous rappellent que nos ennemis ont une mentalité qui n'a rien à voir avec la nôtre. Que pour eux la vie humaine et la vérité ne comptent pas. Ainsi...
 
- Au Nord du Mali, une forte troupe d'islamistes puissamment armés décide d'attaquer une patrouille de reconnaissance Française. Bien qu'elle dispose de l'avantage de l'attaquant (terrain favorable, etc...) et de l'effet de surprise, son bilan est lamentable : 1 soldat Français tué, une trentaine d'islamistes abattus.
·                    Pour les soldats Français, qui honoreront leur camarade comme il le mérite, ce n'est pas une défaite.
·                    Les journalistes , eux, insisteront davantage sur la perte de ce soldat, certes tragique, 2ème mort au Mali, etc...Certains mêmes insinueront un peu perfidement que si nous avons mis hors de combat une vingtaine  d'ennemis (chiffre réduit on se demande pourquoi ) c'est grâce aux hélicoptères et à l'aviation. Et alors, une roquette contre un nid de mitrailleuses ou un dépôt de munitions serait-elle moins propre qu'une bombe en ville ? Les journalistes préfèreraient-ils déloger les mitrailleuses au corps à corps, comme en 14-18 ?
·                    Quant aux islamistes qui se moquent de leurs pertes ( ce sont des martyrs en route pour leur paradis) , ils crient victoire...Un légionnaire tué, ça va se fêter dans les foyers  où le héros n'est pas le soldat Français mais l'assassin Mérah .
> > >
 
- En Somalie les Forces Spéciales Françaises interviennent pour libérer un otage : elles vont se heurter à une force dont le volume, la rapidité et la violence de la réaction laissent supposer qu'elle avait été alertée... L'otage est assassiné, 2 soldats Français seront tués et une vingtaine de djihadistes éliminés.
·                    Pour les soldats Français c'est un échec, parce que la mission, qui était de libérer l'otage, n'a pu être menée à bien.
·                    Les commentateurs eux, parleront d'échec, de catastrophe, mentionneront à peine la vingtaine de terroristes tués et ne se demanderont pas pourquoi ce pauvre otage était aussi bien gardé, par des gens aussi bien armés et en alerte maximale, sans que nos forces s'en doutent : ont-ils eu peur de ce qu'ils pourraient découvrir?
·                    Pour les  islamistes, ce seront des hurlements de victoire ( c'est pour cela sans doute, qu'alertés, ils n'ont pas fui comme le firent naguère Kadhafi à Tripoli devant les Américains ou le hezbollah à Baalbec devant les Français, espérant causer de lourdes pertes aux Français), de nouveaux martyrs et des you-you dans les chaumières.
 
Alors, me direz-vous, que faire ?
1° Ouvrir les yeux et admettre une bonne fois pour toutes que les islamistes ont déclaré la guerre à l'occident, avec la France en première ligne. Se persuader que cette guerre ne se fera pas sans mort, sans prise d'otages et autres attentats, qu'elle se fera aussi chez nous et donc qu'il faudra nous montrer plus vigilant et moins vulnérable y compris émotionnellement. Savoir que notre ennemi trouvera parmi nous des sympathisants et des complices dans tous les milieux et en plus grand nombre que ce ne fut le cas pour le FLN.
 
2° Cesser de reculer devant les exigences toujours plus grandes de ces extrémistes et de leurs complices, qui, en affaiblissant notre culture et en imposant la leur, cherchent surtout à tester et à saper notre esprit de résistance. 
  
3° Agir en portant le fer là où apparait un furoncle : 

> > > > - une immigration débridée qui rend insolubles les problèmes du logement, du chômage, de la dépense publique, çà se contrôle,
- des barbus, des imams ou des rappeurs qui appellent à la guerre sainte, à la haine et au crime, çà  se sanctionne, 
- des quartiers qui caillassent les représentants de l'Etat, qui rackettent les artisans, çà se neutralise,
- de discrètes écoles coraniques qui forment les djihadistes de demain, çà se ferme,
- des clandestins, çà s'expulse, surtout les délinquants,
- des subventions à toutes ces associations qui font leur beurre dans l'anti France , çà se supprime,
- et ...on revoit nos programme d'histoire, on jette la repentance aux orties, on laisse la transparence aux vitriers...etc...etc.
 
Et ne me dîtes pas qu'il s'agit là de racisme, de fascisme ou d'extrême droite, il s'agit de légitime défense et de résistance dans le respect de la loi, ni plus, ni moins !
 
Vous pensez sans doute que ce n'est pas demain la veille...Je crois néanmoins que, sans un sursaut, le pays  de la douceur de vivre,  le plus beau pays du monde, risque fort de disparaitre dans d'atroces soubresauts ou dans une coupable et morne résignation, pour être remplacé par un autre que certains, et pas des moindres, semblent appeler de leurs vœux on se demande pourquoi, et qui commencent à faire peur..
> > >  
> > >  
> > >

> > >
Mais je me trompe peut-être...J'aimerais tellement avoir tort...Enfin, réfléchissez, ne soyez ni sourds, ni aveugles, ni muets !!
 
Général Antoine-Roch Albaladéjo
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:28

Pour satisfaire l’Union européenne et la finance, Hollande signe la disparition du CDI

http://www.youtube.com/watch?v=6LEm4q3T1Lo

Quand je pense que d’aucuns ont voté Hollande sous prétexte qu’avec lui ce serait « moins pire » qu’avec Sarkozy…

Le projet de loi sur l’accord national interprofessionnel qui a été présenté   au Conseil des Ministres la semaine dernière après avoir été signé, en janvier dernier, par les syndicats félons (de moins en moins représentatifs) et le Medef triomphant prévoit quelques petites sucreries pour noyer le poisson, sucreries qui ne sont que vaines promesses (comme celle de faciliter le logement des salariés, quand on sait le manque de logements sociaux en France et à qui ils sont réservés…) et surtout des modifications qui sonnent le glas du CDI.

Je vous renvoie aux analyses de Laurent Garrouste  sur le site contretemps.eu dont voici quelques extraits :

Un employeur pourra « en cas de nécessité de sauvegarder la compétitivité de l’entreprise » négocier un accord à durée limitée prévoyant sur cette durée une baisse de rémunération, ou de jours de congés, en échange d’un maintien de l’emploi. Le fait que l’accord puisse être négocié pour un tel motif économique et non seulement et strictement en cas par exemple de graves difficultés économiques, ouvre grande la porte au chantage patronal généralisé. D’autant que la notion de nécessité de sauvegarder la compétitivité laisse une marge de flou considérable. Enormément de plans sociaux sont déclenchés dans des entreprises faisant de coquets bénéfices mais affirmant néanmoins que leur compétitivité est menacée. L’exemple actuel de Renault qui menace de fermer un ou plusieurs sites en France si un accord de ce type n’est pas signé avec les organisations syndicales est symptomatique de ce point de vue.

Mais la grande innovation consiste dans le fait de permettre le licenciement automatique pour motif économique de tout salarié qui refuserait une modification de son contrat de travail qui résulterait de l’accord ainsi signé. Formellement, le salarié peut certes toujours refuser, mais sous peine d’être viré. On conviendra qu’il s’agit d’une curieuse manière de garantir la prééminence des clauses du contrat de travail plus favorables que celles d’un accord collectif.

La même technique audacieuse (le coup de pistolet du licenciement sur la tempe) est utilisée une seconde fois dans l’accord, s’agissant cette fois-ci de dispositions relatives à la mobilité interne dans l’entreprise. Tout salarié qui refuserait l’application des dispositions d’un accord fixant les modalités de la mobilité interne dans l’entreprise en se basant sur la clause plus favorable de son contrat de travail se verrait licencier pour motif personnel.

Le patronat peut également se féliciter des dispositions sur les licenciements économiques collectifs et les plans de sauvegarde de l’emploi (« plans sociaux »). Il pourra désormais, sous réserve d’un accord collectif, échapper à l’ensemble des dispositions du code du travail sur la procédure et le contenu du plan. A défaut d’accord collectif, procédure et plan seront homologués par l’administration du travail.

Vous pouvez, également, lire un excellent article d’Adrien Abauzit sur Boulevard Voltaire : Les électeurs de gauche sont des cons.

Vous pouvez, également, apprécier, au passage, sur le site du Parti socialiste cette phrase : Cet accord est un bel et grand accord.

Christine Tasin

Published by demeldeux
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 05:26
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